Tours de cou et belles barettes


Il s’agit ici d’un polar, ou roman policier, écrit par Jean-Noël DELETANG, et sorti en 2019 au format poche (éditions La Geste, les livres de nos régions collection Geste noir).

Ce polar, ancré dans le territoire tourangeau, nous plonge dans l’enquête menée par des policiers.

Voici le résumé du livre (source) :

L’équipe de l’inspecteur Abert du commissariat de Tours, se trouve confrontée à une série inquiétante de meurtres commis sur des personnes âgées dans des quartiers habituellement calmes de la ville. Les enquêteurs se rendent vite compte qu’il existe un point commun entre les victimes. Elles sont soignées par le même cabinet d’infirmières. Le témoignage d’un voisin de l’une des personnes assassinées oriente les enquêteurs sur la piste d’une jeune femme qu’il a aperçue la nuit de l’un des crimes. Une nouvelle enquête tourangelle qui, du Beffroi à Velpeau et du Sanitas à Saint-Symphorien, vous entraîne toujours en chansons sur les traces d’un meurtrier bien singulier

Et une brève biographie de l’auteur (source) :

Jean-Noël Delétang vit à Tours depuis vingt ans où il a enseigné l’histoire et l’histoire des arts. Désormais, c’est l’écriture qui occupe son temps : textes historiques, nouvelles…
Aujourd’hui le polar lui procure un vrai plaisir et ancre dans le paysage de la Touraine les aventures de son héros, fan comme lui de chanson française et particulièrement de Brassens.

Ce qui m’a plu dans ce livre…

… un récit teinté d’humour

… une intrigue prenante

… des personnages singuliers

… une immersion dans la ville de Tours

L’auteur avait auparavant publié dans la même maison d’édition deux romans policiers :

Trois petits Tours et puis s’en va (2017)

Fluctuat Nec Mergitours (2018)

Les Enfants de la Résistance, la BD (éditions Lombard)


Dans l’attente du sixième album, qui paraîtra en janvier 2020, je vous propose de découvrir, si vous ne la connaissez pas encore, la série de Bande Dessinée les Enfants de la Résistance.

Reçus tous les cinq en cadeaux, je les ai dévorés, une fois n’est pas coutume en matière de BD, tant l’intrigue est prenante. On suit ainsi les aventures de trois enfants lors de la seconde guerre mondiale, qui entrent dans la Résistance, à leur manière.

Bande dessinée en couleurs, chaque tome comporte un cahier documentaire à la fin de chaque album, afin de mieux comprendre le contexte historique des évènements.

Le site de l’éditeur indique que ces BD sont accessibles dès 9 ans. Presque 30 années de plus, j’entamais puis terminais la lecture des cinq tomes en un temps record.

Le scénario est signé Dugommier, et les dessins par Ers.

La BD sur le site de l’éditeur

Visite du musée de l’Homme … et de son exposition temporaire


Je me suis rendu au musée de l’Homme à Paris, au Trocadéro tout près de la Tour Eiffel. Ce musée dont je ne connaissais l’existence il y a quelques semaines, vaut bien le détour !

Situé dans le palais de Chaillot depuis la fin des années 30, rénové à partir de 2009, le musée de l’Homme est une visite exploratoire de l’homme, avec un grand H (et donc de la Femme aussi 😋).

L’exposition permanente, la Galerie de l’Homme, est composée de 3 thématiques :

  • Qui sommes-nous ?
  • D’où venons-nous ?
  • Où allons-nous ?

La visite du musée est une invitation à replacer l’homme au centre de notre réflexion : son évolution, ses ressemblances ou divergences avec le vivant sur Terre, sa singularité, ou encore sur les différentes civilisations.

Avec une approche scientifique, sociologique, artistique etc., l’humanité de l’Homme est mise en avant et en tension avec le monde qui l’entoure.

De nombreux moyens interactifs et innovants rendent la visite encore plus intéressante et divertissante. Par exemple, la reproduction de notre corps par un squelette mouvant, sur une vidéo, ou encore un jeu par équipe de 3 sur des bornes.

Vous y verrez une galerie de bustes représentants l’Homme :

79 bustes de plâtre et 12 bustes de bronze, posés sur des sellettes, illustrent la diversité humaine. 4 ensembles de bustes, ambassadeurs de tous les individus qui ont servi de modèles, parlent et racontent les circonstances de leur fabrication et la trajectoire individuelle ou collective qui les a menés jusqu’en Europe

En guise de fin de ce paragraphe, la visite de cette expo nous fait aussi réfléchir sur les origines de l’homme, son devenir, ses spécificités ou similitudes, et plus largement sur l’humanité.

L’EXPOSITION TEMPORAIRE Je mange donc je suis

Empruntant au cogito ergo sum je pense donc je suis du Discours de la méthode (1637) de Descartes, cette exposition temporaire (octobre 2019 – juin 2020) propose de replacer la nourriture et l’alimentation dans un contexte sociétal, sociologique, scientifique, historique etc.

Une exposition pour découvrir les aspects biologiques, culturels et écologiques de notre alimentation.

Lors de la visite de cette exposition, vous découvrirez l’évolution de la perception de la nourriture au cours de la vie d’un humain (bébé, enfant, adulte).

Revenant sur les différentes fonctions de la nourriture au cours de l’histoire, l’exposition replace aussi l’action de manger dans notre société : manger au travail dans son bureau, la perception de certains animaux dans chaque société (la vache sacrée en Inde versus la consommation de bœuf et sa symbolique dans nos civilisations occidentales).

Galerie de diverses photos de l’exposition permanente :

Site internet : http://www.museedelhomme.fr/fr

L’univers Tintin


C’est en redécouvrant un livre reçu en cadeau que j’ai redécouvert Tintin. La lecture il y a près de 30 ans des bandes dessinées qui relatent les aventures du jeune reporter m’a intéressé plus tard à son auteur et à l’univers de Tintin.

Le château de Moulinsart a été inspiré par le château de Cheverny, sans ses éléments latéraux. C’est dans ce lieu qu’une exposition permanente sur Tintin m’a fait replonger dans les trépidantes aventures du héros de Hergé.

Par la suite, la visite de l’exposition du Grand Palais qui a reçu une exposition dédiée à Georges Remi alias Hergé, me replongea dans mes lectures d’antan.

Il s’agit là de deux événements majeurs de ma redécouverte de Tintin.

C’est aussi à l’occasion de cette exposition à Paris au grand Palais que j’achetais le livre consacré à Hergé, édité spécialement pour l’événement.

Hormis des mugs Tintins, de multiples figurines Tintin, un sac Tintin en toile, des dessous de verres Tintin (et oui même à l’apéro Tintin est là), je ne peux pas dire que je suis un habitué de la boutique Moulinsart.

Mon seul souhait est de pouvoir visiter le musée Tintin situé en Belgique… mais ce sera pour plus tard 🙂

Soit dit en passant les livres sur Tintin foisonnent dans ma bibliothèque.

On peut en effet y trouver certes l’intégrale de Tintin en petit format, mais aussi l’album de Tintin au pays des Soviets (album que je découvris alors collégien dans la bibliothèque de ma ville).

Ce 1er album en annonça d’autres dont l’album inachevé Tintin et l’alph-art.

Parmi ces livres, j’en considère un riche d’humanité, c’est Tintin les arts et les civilisations.On y découvre l’intelligence de Hergé, les rapprochements entre certaines planches et leurs inspirations. C’est donc cet ouvrage riche en illustrations, cité au 1er paragraphe de cet article, qui nous fait encore mieux connaître l’œuvre de Hergé. Hergé a su s’inspirer plus ou moins tardivement de la réalité (Tintin en Afrique regorge de clichés notamment) et s’est avéré visionnaire (avec la fusée rouge et blanche pour aller sur la Lune). La Syldavie, ce pays fictif , est d’ailleurs analysé largement.

L’univers de Tintin regorge de richesses intellectuelles qui permettent de satisfaire notre curiosité !

Alger la Noire


 

Voici ma dernière lecture, et plus précisément d’un polar. Ce polar se déroule en Algérie, peu avant l’indépendance de l’Algérie, en 1962. On y suit l’enquête d’un inspecteur de police qui doit résoudre avec son collègue un double meurtre commis sur la plage d’Alger.

On découvre, outre une enquête policière, l’Algérie de l’époque française. Paco, le personnage principal, évolue dans Alger marquée par les « évènements » post 2nde guerre mondiale, avec l’intervention de l’armée française, la présence de l’OAS etc.

Ce roman-polar est suivi de deux autres « tomes » et a même été adapté en bande-dessinée.

Bref, je vous recommande la lecture de ce livre si le mélange histoire/polar ne vous fait pas peur. Le cheminement de l’histoire m’a tenu en haleine, et une fois n’est pas coutume, je vous recommande la lecture de « Alger la Noire ».

Une fiche sur l’auteur (babelio.com)

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître (2013)


Je suis un peu resté sur ma faim après la lecture du Goncourt 2017, « L’ordre du jour ». « Au revoir là-haut », de et avec Albert Dupontel, sorti en 2017, est un film éponyme du roman de Pierre Lemaître. Je me suis intéressé au livre, sans avoir vu le film ; j’ai seulement vu la bande-annonce après avoir terminé le roman qui fut Goncourt 2013.

J’ai été surpris lors de la lecture de ce livre tant les rebondissements sont nombreux, le suspens toujours présent, dans un récit post 1ère guerre mondiale, alors que le début de ce roman se déroule à la très proche fin de la « Grande Guerre ». On y suit le parcours de deux anciens combattants, avec pour point commun leur ancien capitaine, dont l’un a été blessé sérieusement sur le champ de bataille.

Leurs aventures sont surprenantes tout comme leur projet. A savoir que la suite de « Au revoir là-haut », intitulée « Couleurs de l’incendie », a été publiée début janvier 2018.

Au revoir là-haut sur Babelio et/ou sur CultureBox

Le Livre est aussi sorti en version Poche.

 

L’ordre du jour et la disparition de Josef Mengele


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La publication des résultats des prix Goncourt et Renaudot 2017 suscita ma curiosité en écoutant les journalistes évoquer le contenu de ces deux romans. En effet, les deux récits se ressemblent en ce qui concerne l’évocation du nazisme, et divergent quelque peu au sujet de la période couverte, l’un avant la seconde guerre mondiale, l’autre après celle-ci.

Suite à l’acquisition du roman « Renaudot » 2017, puis celui du « Goncourt » 2017, je n’ai pas regretté mon choix. Le récit des événements peu/mal connus du grand public a aiguisé ma curiosité. Les deux ouvrages se lisent facilement. Les « faits historiques » introduits dans ces romans renforcent l’attrait d’autant plus que les sujets évoqués ne sont pas toujours faciles à évoquer. Pour ce qui est de l’introduction de faits historiques dans un roman, je vous renvoie à mon article du 11 mai 2013 « 22/11/1963 », une plongée dans l’Amérique de Kennedy .

« Le prix Renaudot pour « La Disparition de Josef Mengele« , d’Olivier Guez Le Monde rubrique Culture

« L’Ordre du jour », d’Eric Vuillard, couronné par le prix Goncourt même journal, rubrique Livres

Zabor ou Les Psaumes (août 2017) – de Kamel Daoud


La lecture en 2014 de Meursault, contre-enquête, m’avait enchanté. Cet « Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Etranger d’Albert Camus » a pour personnage principal le frère de l’arabe tué sur la plage dans ce même livre, L’Etranger d’Albert Camus.

Quoi de plus original que de redonner vie à un roman phare de l’oeuvre de Camus, paru en 1942.

Intéressé par l’auteur, je me lance dans la lecture de son ouvrage le plus récent, Zabor ou Les Psaumes. Le narrateur, et personnage principal du récit, repousse la mort grâce à l’écriture dans ses cahiers. On y découvre un héros fragile, orphelin de mère, dont le père est sur le point de mourir et que le reste de sa famille appelle pour venir à son chevet. Plus jeune, « Zabor » fut accusé d’avoir poussé son demi-frère au fond d’un puits et il sera isolé dans une maison gardée par sa tante.

Au delà de son écriture pleine de poésie, le roman interroge sur le rapport aux croyances, sur le besoin de lire et écrire à travers l’imagination. Ce livre me paru être peut-être un roman autobiographique. Le désir d’émancipation du narrateur naît des différents retours vers son passé pour mieux comprendre son histoire, comme une véritable introspection sur ses origines pour se diriger vers un but qu’il ne connaît pas encore.

J’en ai assez dit, je vous conseille donc ce livre.

Zabor par sa maison d’édition

Résumé :

Orphelin de mère, mis à l’écart par son père, il a grandi dans la compagnie des livres qui lui ont offert une nouvelle langue. Depuis toujours, il est convaincu d’avoir un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui qu’il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Telle une Shéhérazade sauvant ses semblables, il expérimente nuit après nuit la folle puissance de l’imaginaire. Ce soir, c’est auprès de son père moribond qu’il est appelé par un demi-frère honni… Fable, parabole, confession, le deuxième roman de Kamel Daoud rend hommage à la nécessité de la fiction et à l’insolente liberté d’une langue choisie.

Les lois de l’apogée, de Jean Le Gall


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Autant j’ai du mal à accrocher avec certains romans, autant la lecture de ce roman de Jean Le Gall m’a curieusement intéressé. Mélange subtil d’humour « abrasif », le récit se déroule autour de trois personnages principaux.

Le premier, Jérôme Vatrigan, reçoit le prix Goncourt 1988 pour ensuite diriger sa propre maison d’éditions. Son frère, Antoine, est un chirurgien esthétique.

La femme de Jérôme Vatrigan, Greta Violante, est une femme d’affaires pourvue d’un esprit de compétition à toute épreuve.

Le roman relate de temps à autre les correspondances entre Jérôme et Antoine Vatrigan, rompant ainsi avec le récit narratif. La relation entre Jérôme Vatrigan et Greta Violante est parfois voire souvent ambiguë.

Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir ce roman. Quelles furent mes impressions à la lecture de celui-ci ? Je fus amusé de ce récit emprunt de pointes d’humour et d’évocation de personnages existant réellement (Gonzague Saint-Bris etc.).

Quelques liens suivent cet article dont une interview de l’auteur, à lire si vous souhaitez en savoir plus avant de lire son ouvrage.

Entretien avec Jean Le Gall [http://www.lecthot.com]

Le roman sur la Griffe Noire (la librairie où je l’ai acheté 😀 )

L’Arabe du futur, Tome III


La grippe m’a cloué au lit, c’est ainsi que j’en ai profité pour lire le 3ème tome de l’Arabe du Futur que m’a offert ma copine à mon anniversaire.

Suite à un 1er article consacré aux tomes I et II, c’était avec impatience que j’attendais ce tome III.

La lecture de cette suite m’a paru à la fois drôle et parfois un peu cruel. En effet, à travers le récit du narrateur, Riad, les scènes qu’il vit en Syrie sont toutes à la fois teintées d’humour et de moments plus difficiles. On suit notamment les relations entre sa mère et son père qui se dégradent sur la question de leur présence en Syrie.

Toutefois, le tout reste un livre plaisant à lire et que j’ai dévoré en moins d’une demi-journée.

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 Le livre sur le site des éditions Allary

(court) portrait de l’auteur, Riad Sattouf, site internet Allary

L’Arabe du futur, Tomes I et II

La cas Alan Turing, la B.D.


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Le cas Alan Turing est une bande dessinée qui relate la vie et les exploits scientifiques d’Alan Turing. Qui est-ce me direz-vous ? J’avais entendu vaguement parlé de Turing lors d’un cours d’informatique (et surtout de la machine de Turing).

C’est en 2014 que je visionne « Imitation Game », qui retrace les exploits scientifiques de ce brillant mathématicien.

Cette B.D. sortie en 2015 aux éditions « Les Arènes BD », riche en couleurs, nous éclaire sur la vie de Turing, de son enfance jusqu’à la fin de sa vie, en passant bien évidemment par l’accomplissement de son invention lors de la 2nde guerre mondiale. En effet, une équipe de scientifiques en Grande-Bretagne, lors de cette guerre, fut mobilisée pour percer le secret de la machine Enigma conçue par les nazis allemands. Cette machine de cryptographie joua un rôle essentiel lors de ce conflit planétaire : les transmissions allemandes codées par Enigma devaient être cassées pour permettre aux Alliés de prévenir les actions des Allemands.

La B.D. nous tient en haleine, elle met en lumière le rôle capital d’Alan Turing dans cette aventure. L’ouvrage se termine par un cahier documentaire. C’est une B.D. qui aborde l’histoire, les sciences notamment et qui lui confère donc tout son intérêt.

 

« Juste la fin du monde » [le film] et « S’enfuir » [la B.D.], 2 huis clos saisissants


A priori, le film « juste la fin du monde »  et la bande dessinée « s’enfuir » n’ont rien de commun. Le 1er relate le retour d’un écrivain dans sa famille pour un repas, venu leur dire qu’il allait mourir. Le 2nd est le récit d’un travailleur humanitaire retenu en otage en Tchétchénie.

Toutefois, a y voir de plus près, le point commun de ces 2 oeuvres repose sur le huis clos. Huit clos pour « juste la fin du monde », où les personnages évoluent quasiment dans la même maison, tandis que pour « s’enfuir », le personnage principal reste enfermé dans une pièce.

C’est donc dans ces lieux que le réalisateur et l’auteur déroulent une histoire et une atmosphère particulière. Le secret est le maître mot de ce film et de cette B.D. : que va-t-il se passer, l’écrivain va-t-il révéler son terrible secret, le détenu malgré lui va-t-il réussir à s’échapper ou à sortir libéré de sa triste demeure ?

Le film « juste la fin du monde » est l’adaptation d’une pièce de théâtre, la B.D. « s’enfuir » est le résultat de la rencontre de Guy Delisle, l’auteur de B.D. déjà évoqué dans ce blog, et de Christophe André, le captif au main des Tchétchènes. Cette B.D. est donc une biographie.

Au final, les héros respectifs cherchent une certaine liberté, difficile à avouer pour l’un, et une liberté à retrouver pour l’autre.

 

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Feuilleter l’ouvrage

 

Agent secret, une autobiographie


Le livre que je viens de terminer de lire est une autobiographie d’un ancien militaire appartenant au service Action des services secrets français.

La lecture nous amène d’Afrique au Kosovo en passant par l’Asie, alors que l’auteur évolue dans le secteur militaire puis dans le privé. J’ai lu ce livre assez rapidement car il nous tient en haleine au fil des pages.

On vibre ainsi au fil du récit notamment lors des négociations pour la libération d’otages salariés de grands groupes français.

Extrait du site internet de l’éditeur :

« J’ai vécu la tension de négociations à haut risque avec les Khmers rouges, les forces serbes de Slobodan Milosevic, les terroristes d’Al-Qaïda… Je n’ai toujours eu qu’une seule boussole pour agir : l’intérêt supérieur de la Nation. À d’innombrables reprises, j’ai mis ma vie en jeu pour défendre la France, toujours dans l’ombre. Clandestinement. Mon nom est « Personne », ou plutôt « n’importe qui ». Je suis agent secret. »
Jean-Marc Gadoullet a appartenu pendant quinze ans – une longévité exceptionnelle – au 11e Choc, une unité d’élite du service Action de la DGSE. Deux présidents de la République ont épinglé sur son uniforme les plus hautes distinctions, la Croix de guerre et la Légion d’honneur.
Assistance à des chefs rebelles, contre-terrorisme, infiltration secrète, empêchement d’un coup d’État, diplomatie parallèle… Ce livre dévoile la vie de l’un des meilleurs agents secrets français. Comment intègre-t-on le Bureau des légendes ? Comment jongle-t-on entre plusieurs identités fictives ? Et comment part-on en mission sans jamais savoir pour combien de temps et sans pouvoir donner de nouvelles à sa famille ?
Voici le témoignage unique d’un véritable héros qui, dans une seconde vie, de 2010 à 2013, a été l’artisan discret de la libération des sept otages d’Areva et de Vinci retenus au Mali par Abou Zeid, l’émir redouté d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Jean-Marc Gadoullet révèle ici les coulisses de cette négociation explosive et dénonce le « business» des otages.
Pour la première fois, un agent secret français raconte son quotidien.

 

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Pyongyang, la BD de Guy Delisle


71vHgmfH00LNoël à été l’occasion pour moi de recevoir un joli cadeau : « Pyongyang » la bande dessinée en noir et blanc de Guy Delisle.

Cet ouvrage autobiographique relate le séjour d’un salarié d’une entreprise qui a sous-traité  la réalisation d’un film d’animation à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord.

Ce récit permet de découvrir non sans humour la réalité d’un pays qui a à sa tête un didacteur faisant du culte de la personnalité un événement quotidien pour les nord coréens.  Le traducteur et le guide sont deux personnages qui accompagnent le personnage principal, aux côtés des expatriés non nord coréens. La restriction des libertés, la censure, sont des leitmotiv au fil de la lecture.

Guy Delisle a aussi publié d’autres BD sur d’autres pays : Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem notamment. Son dernier ouvrage publié est « Le Guide du mauvais Père – Tome 3 ».

Le blog de Guy Delisle le blog de l’auteur, à  visiter absolument !

  • Date de parution mai 2003
  • Editeur L’association
  • Collection Ciboulette
  • Format 17cm x 25cm
  • Nombre de pages 196

l’Economie et les Inégalités, une approche critique du capitalisme


Les inégalités sont un thème qui revient souvent à travers deux ouvrages clés en la matière : « Le Capital au XXIème siècle » de Thomas Piketty et « La Grande Fracture » de Joseph E. Stiglitz.

Retour sur ces deux auteurs…

Joseph E. Stiglitz est sacré en 2001 Prix Nobel d’Economie avec Akerlof (et Spence) pour leurs travaux sur l’asymétrie d’information (antisélection et aléa moral) rencontrés entre autres domaines dans celui de l’assurance.

Au delà de ces travaux, Stiglitz publie en 2003 « Quand le capitalisme perd la tête« , fort de son expérience en tant que conseiller du Président Clinton. Il se livre dans ses ouvrages à une critique du capitalisme. La Grande Fracture poursuit ses thèses et porte en sous titre « Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer ». Stiglitz dans cet ouvrage reprend également des articles parus dans « The Project Syndicate « .

Thomas Piketty, économiste français, a publié en 2013 « Le Capital au XXIème siècle » et s’interroge davantage sur la répartition des richesses pendant plusieurs siècles, en écho au Capital de Karl Marx publié à la fin du XIXème siècle.

Ces deux auteurs à travers leurs ouvrages critiquent donc le capitalisme. En effet, Stiglitz dans un article du Vanity Fair, met en évidence l’écart grandissant au fil des décennies ente les plus riches et les plus pauvres. Stiglitz critique également les guerres d’Afghanistan et d’Irak en chiffrant le coût de ces deux guerres.

Au-delà de ces deux livres, les mutations du capitalisme sont importantes et montre qu’il n’y a pas un mais plusieurs capitalismes (Alain Minc et son ouvrage www.capitalisme.fr).

Les différents ouvrages cités nourrissent la réflexion en la matière pour aboutir à un capitalisme acceptable et accepté.

L’Arabe du futur, Tomes I et II


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L’Arabe du futur est composé de 2 tomes dans l’attente de la publication du troisième. Le 1er tome a été publié en mai 2014 et le 2nd tome en juin 2015.

Le fil conducteur de cette bande dessinée est un petit garçon, de mère française et de père syrien, que l’on voit évoluer dans la Lybie de Kadhafi et la Syrie d’Hafez-el-Assad (le père de l’actuel Président Bachar-el-Assad).

L’originalité de l’histoire tient dans l’intégration de ce petit garçon aux cheveux blonds, d’une part pour se faire accepté dans 2 pays de culture différente, et d’autre part se plaire dans ces deux pays d’une autre époque, ou plus précisément il y a plus de 30 ans.

Lorsque l’on sait la situation actuelle de ces deux pays, lire « L’Arabe du Futur » permet de se rendre d’une certaine façon compte de la vie dans ces deux dictatures.

Les deux tomes portent en effet en sous-titre « Une jeunesse au Moyen-Orient », 1978-1984 pour le 1er tome, et 1984-1985 pour le 2nd tome.

Le premier tome a été distingué lors du Festival 2015 de la Bande Dessinée d’Angoulême.

On attend avec impatience le 3ème tome !

 

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 L’Arabe du futur – Allary Editions (Tome I)

L’Arabe du futur – Allary Editions (Tome II)

Lire le 1er chapitre (Tome I)

« Docteur Sleep », le dernier roman de Stephen King


Pour alimenter la rubrique « Livres » de mon blog, j’ai décidé de vous présenter le dernier roman de Stephen King, sorti déjà en octobre 2013, « Docteur Sleep », que je traduis, en mettant en oeuvre toutes mes connaissances en anglais acquises précédemment, par « Docteur Sommeil ».

Je consacrai dans un article précédent ce même article à « 22/11/1963 », sorti il y a tout juste 1 an (« 22/11/1963″, une plongée dans l’Amérique de Kennedy) . Avant de vous présenter « Docteur Sleep », voici mon avis, ma critique sur 22/11/1963. Cette critique n’engage que moi et je ne souhaite ainsi pas vous influencer sur la lecture de ce roman.

A grand coup de tapage médiatique, « 22/11/1963 » s’avère un livre que se laisse lire facilement. Savant cocktail de roman historique (sur l’assassinat de Kennedy, entre autres), roman policier (comment Jake Epping va-t-il tenter d’empêcher l’assassinat de Kennedy ?), roman relatant l’histoire entre Jake Epping et une femme dont l’ex est complètement cinglé, roman de science-fiction lorsque le héros cité, et narrateur de surcroît, va remonter le temps pour accéder à l’Amérique post-2nde guerre mondiale.

Le livre tient ainsi en haleine jusqu’à la fin, que je ne dévoilerai pas, bien entendu. Toutefois, j’ai été déçu par la forme que prenait cette fin et je n’ai donc pas lu les 10 dernières pages (peut être vais-je les lire lorsque j’aurai plus de courage).

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à « Docteur Sleep »…

Stephen King est venu présenter ce dernier livre en France à l’occasion d’un véritable show à l’américaine au Grand Rex (Le show à l’américaine de Stephen King au Grand Rex par lemonde.fr).

Annoncé comme la suite de Shining, Docteur Sleep met au centre de l’histoire le jeune Danny Torrance devenu adulte. En aparté, Shining avait fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Stanley Kubrick.

Bande-annonce VF de Shining :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18782021&cfilm=863.html

J’ai donc entamé les 1ères pages de « Docteur Sleep », et, premier changement par rapport à « 22/11/1963 », le héros principal n’est pas le narrateur.

Je ne vous en dis pas plus, seulement que le fantastique prend davantage le dessus dans ce livre que dans 22/11/1963.

Articles dédiés à « Docteur Sleep »:

Docteur Sleep par Télérama

Bilan de l’année 2013… merci à tous les internautes-lecteurs de mon blog !


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de mon blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 10  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

« 22/11/1963 », une plongée dans l’Amérique de Kennedy


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Voici un livre dont j’ai débuté la lecture et qui vous donne envie de le lire tant l’intrigue est prenante. Stephen King, auteur né aux U.S.A, dans l’Etat du Maine, a une carrière d’écrivain bien remplie : Running Man (publié sous le nom de Richard Bachman), Shining (adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1980, avec notamment Jack Nicholson), Dead Zone (adapté au cinéma par David Cronenberg et sorti en 1984), La Ligne Verte etc.

Le narrateur et personnage principal, de 22/11/1963, Jake Epping, fait à la manière de Retour vers le Futur, une plongée dans le passé de l’Amérique de l’après-guerre, pour empêcher l’assassinat de John F. Kennedy par Lee Oswald et qui va vivre plusieurs aventures constituant la trame du roman.

Voici le résumé du livre :

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…
Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.
« L’oeuvre d’un génie ! » Time Magazine
« Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G. Wells. » New York Times
« Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. » Miami Herald

Et le mot de l’éditeur :

22 novembre 1963 : 3 coups de feu à Dallas. Le président Kennedy s’écroule et le monde bascule. Et vous, que feriez-vous si vous pouviez changer le cours de l’Histoire ? 2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d’une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d’un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d’empêcher l’assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d’Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d’un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d’une jolie bibliothécaire qui va devenir l’amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu’altérer l’Histoire peut avoir de lourdes conséquences… Une formidable reconstitution des années 60, qui s’appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine. Stephen King a écrit plus de 50 romans, tous best-sellers et plus de 200 nouvelles. Il est devenu un mythe vivant de la littérature américaine (National Book Foundation Medal en 2003 pour sa contribution aux lettres américaines, Grand Master du Prix Edgar Allan Poe en 2007).

Livre : La chronique de Jean-Edgar Casel – 22/11/63

http://www.stephenking.com/promo/11-22-63/announcement/ (le site officiel, en anglais)

http://www.telerama.fr/livres/22-11-63,93634.php (22/11/1963 sur Télérama)

http://lalectricealoeuvre.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/04/15/22-11-63-de-sephen-king.html (la Lectrice à l’oeuvre, le blog de critique littéraire de Christine Bini)

http://www.franceinfo.fr/livre/le-zoom-culture/king-906053-2013-02-28 (22/11/1963 sur France Info)

http://enfinlivre.blog.lemonde.fr/2013/02/23/stephen-king-221163/ (Enfin Livre!, blog sur lemonde.fr)

http://www.evene.fr/livres/actualite/221163-l-assassinat-de-jfk-en-stephen-king-size-1887316.php (par Evene.fr)

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/03/06/03005-20130306ARTFIG00640-stephen-king-veut-sauver-jfk.php (sur lefigaro.fr)

http://www.lexpress.fr/culture/livre/22-11-63-de-stephen-king-passe-le-test-de-la-page-99_1234674.html (par l’Express)

http://www.albin-michel.fr/page.php?n=171 (par l’éditeur français)

http://www.guardian.co.uk/books/2011/nov/02/112263-stephen-king-review (par le guardian)

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Stephen King 22-11-1963

Sur Amazon, pour le feuilleter : http://www.amazon.fr/22-11-63-Stephen-King/dp/2226246940#reader_2226246940

En librairie chez la Griffre Noire : http://www.lagriffenoire.com/?p=4&id=5373&cc=0 (gros coup de coeur, site sympa, n’hésitez pas à commander chez eux, à l’origine du blog http://www.lesdeblogueurs.tv/)

L’univers Stephen King sur la Fnac.com : http://www4.fnac.com/Stephen-King/ia1741