Avec « Big Eyes », Tim Burton grossit le trait


J’ai vu dans un cinéma indépendant la semaine dernière « Big Eyes » dans sa version originale, le film de Tim Burton avec entre autres l’acteur européen Christoph Waltz que j’avais découvert dans « Inglourious Basterds » [2009, Quentin Tarantino].

Après un « Dark Shadows » en 2012 d’un tout autre genre, « Big Eyes » mêle à la fois le biopic, la comédie et le drame. Le film gravite donc autour d’un couple récemment marié dans l’Amérique des années 50-60, dont le mari s’appropie la paternité de tableaux peints par sa femme. La caricature est le maître mot du film, avec des personnages tout aussi expressifs que stéréotypés. Le jeu des personnages oppose le mari, dont la paranoïa subite et incertaine contraste avec l’effacement d’une mère souhaitant bien faire et  gravitant autour de sa fille vivant dans le secret.

Le film nous interroge aussi sur la place des femmes de cette époque, entre soumission et émancipation, dans un pays où le self-made-man est mis à mal puisque l’on devrait parler de self-made-woman.

Somme toute, le film n’est pas dans la logique des films précédents de Tim Burton. Il nous laisse là une oeuvre amusante à regarder avec des touches de kitsch et de vintage.

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