Géopolitique (1ère partie)


Non, je ne suis pas un spécialiste de la Géopolitique mais je souhaitais tout de même présenter deux personnalités majeures en ce domaine en France, j’ai nommé Alexandre Adler et Pascal Boniface (ce dernier dans un prochain article).

Alexandre Adler

Adler

Bio(graphie) :

– Né le 23/09/1950, à Paris.

– Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm.

– Agrégé d’Histoire.

– Spécialiste de l’Union Soviétique et de l’Europe de l’Est.

– Chroniqueur Radio (RTL, Europe 1 etc.).

– Présentateur des « Mercredis de l’Histoire » sur Arte (jusqu’en 2003).

– Auteur de nombreux ouvrages (cf. bibliographie ci-dessous).

Portrait par l’OJIM (Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique)

Alexandre Adler par Evene.fr

Bibliographie (non exhaustive) :

Le Monde AncienJ’ai vu finir le monde ancien (2002)

 » Oui, ce fut bien une Apocalypse, au sens originaire de l’expression, une révélation de notre monde, que ce terrible spectacle du 11 septembre 2001. Mais comme toutes les révélations antérieures, la lumière qui s’en dégagea était bien trop crue, dans un premier temps, pour nous livrer autre chose qu’elle-même… La pénombre qui s’abattit sur Manhattan s’est aujourd’hui dissipée. L’émotion s’est estompée, comme les images d’un Wall Street dominateur soudain réduit en cendres. Mais sommes-nous plus lucides pour autant ? Les mois ont passé, et il faut maintenant essayer de penser ce nouveau monde. J’ai mêlé ici les intuitions et la connaissance. Le temps de l’hypothèse et le temps de l’Histoire. Je veux donner une boussole à ceux qui savent que la planète ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone, ni aux étroits parapets de la vieille Europe.  » A. Adler

« Le monde ancien, c’est celui d’avant le 11 septembre 2001. Alexandre Adler analyse l’événement et ses conséquences comme Monde Ancien Plurielouvrant une nouvelle étape dans les relations internationales, mais aussi dans les choix politiques des principales nations, dans leurs assises sociales, et dans les représentations de chacun d’entre nous. La triple révélation du 11 septembre, de la vulnérabilité des Etats-Unis, de l’émergence d’une irrationalité politique radicale, et d’une irruption de conflits culturels ou civilisationnels dans la sphère des relations interétatiques vient en effet brouiller le jeu et nous oblige à de nouvelles synthèses.
Ce livre étudie les racines profondes du terrorisme international, ses effets prévisibles et les stratégies souhaitables dans ce contexte » (Présentation de l’éditeur)

 

 

 

L'Odyssée AméricaineL’odyssée américaine (2004)

« Centré sur l’analyse des évolutions récentes des États-Unis, ce livre propose, à l’habitude de l’auteur, un parcours échevelé qui va de l’histoire à la géopolitique. Il met en perspective les transformations du monde depuis la fin de la guerre froide, expliquant le nouveau rôle que l’Amérique est amenée à y jouer, tout en soulignant les évolutions de la culture politique américaine. C’est ainsi qu’il passe en revue les paradoxes de cette Amérique, sans céder à l’illusion simplificatrice : isolationniste mais aussi interventionniste, libérale mais nationaliste dans sa politique économique, démocratique dans ses mœurs et sa Constitution mais tentée par le néoconservatisme. Un remède utile à l’anti-américanisme sommaire.

Avec ce nouvel essai, Alexandre Adler nous offre son histoire du monde moderne. J’ai vu finir le monde ancien s’achevait à proximité de « la plaine d’Armaggedon » – autrement dit le Proche-Orient légendaire. L’odyssée américaine s’ouvre, symboliquement, à Washington.
L’auteur estime en effet que nous sommes au commencement du « quatrième cycle » américain. Le premier courait de 1788 à la guerre de Sécession – naissance des Etats-Unis d’Amérique, prophétisés par Bacon comme la nouvelle Atlantide. Le deuxième de 1865 à 1932 – de la réconciliation des Etats à la domination économique mondiale, incarnée par la Ford T et le gold-exchange standard. Le troisième de 1932 à 2004 – qui est l’Iliade américaine : la poursuite des ennemis hors des terres, de l’Allemagne nazie aux fous d’Allah, en passant les dictatures communistes.
Tel un Odyssée Amércaine PlurielUlysse, qui rentre dans son pays après avoir livré bataille aux peuples du monde, George W. Bush clôt en 2004 le troisième cycle américain. Fort d’avoir combattu le Mal, sur les hauts plateaux afghans, dans les plaines irakiennes, sur tous les points du globe où plane l’ombre de Ben Laden, de l’Indonésie au Maroc, de Birmingham à Francfort, le président américain s’invente un nouveau leitmotiv, loin du « America is back ! » reaganien : le « Back to America ». La mère-patrie n’est donc plus seulement la façade blessée du skyline new-yorkais, mais un vaste patchwork : le Capitole, les tourbes du Mississippi, les Cold mountains, le Texas des derricks…
Contre le discours commun, Alexandre Adler affirme que les Etats-Unis ne constituent pas un empire. Et surtout, qu’ils ne veulent pas l’être. Seul le 11 septembre les a décidés à partir à la conquête du monde, avec ou sans l’ONU. Retraçant ces trois cycles de 72 ans chacun, l’auteur s’attache à décrire les bouleversements tectoniques de la planète. Il applique ici sa méthode coutumière : ne s’interdire aucun rapprochement géographique, historique, artistique, procéder par « sauts et gambades ». Bref, être à chaque instant, un « observateur engagé et perplexe », qui nous laisse épuisés mais conquis. »

 » J’ai choisi d’observer le monde depuis l’Amérique légendaire. Que New York blessée soit Rome ou Athènes importe peu : depuis le 11 septembre, c’est le cœur sismique du grand corps planétaire. Ce point de vue me permet, je crois, de franchir « l’obstacle du bien connu « , et d’analyser l’éruption de l’absolument nouveau. Car l’Amérique change à une vitesse inouïe : elle était une solution, elle devient un problème. Plus qu’un « empire involontaire « , elle est aujourd’hui une île
prométhéenne qui se cherche des alliés et une stratégie. Si le monde en fusion qui l’entoure la menace, il la façonne également. Dans ces pages, nous parcourons donc ce « nouveau nouveau monde »: depuis le Capitole et les tourbes du Mississippi jusqu’à la plaine d’Armageddon, depuis le Texas des derricks jusqu’aux hauts plateaux afghans. Nous sommes dans une quête tout autant que dans une entreprise d’élucidation. Je vois naître un nouveau califat sunnite ; un espace bolivarien ; une Chine majestueuse ; une Turquie partagée ; un bloc chiite – et une Amérique dont la géographie se redessine. Je vois poindre de grands dangers, mais aussi de fortes promesses. Cet essai s’applique à suivre les paroles de l’Apocalypse, pour les conjurer : regarde longtemps les abîmes.  » Alexandre Adler

 

Le Monde...qui joueLe monde est un enfant qui joue (2009)

«Le monde est un enfant qui joue. J’emprunte cette phrase à Héraclite. Le monde est innocent et naïf. Il titube, hésite, frappe, détruit. Il oublie sa propre histoire. Mais chacun de ses gestes est aussi une création et un apprentissage. Les années de violence n’ont pas empêché une croissance économique mondiale exceptionnelle. L’apaisement revient, alors que l’économie s’effondre. La crise sans précédent que nous traversons jouera son rôle : la purge marquera une mutation systémique et sera aussi une opportunité géostratégique.
Pour l’instant, Ben Laden n’a pas gagné, mais des éléments nucléaires, bactériologiques et chimiques circulent dans les zones les plus dangereuses de la planète. Examinant donc comme un joueur d’échecs la situation de nos grandes lignes de fracture. » Alexandre Adler

Le Monde...qui joue Pluriel« Prolongeant les réflexions de ses précédents essais, Alexandre Adler propose ici une analyse des principaux défis géopolitiques auxquels est confronté le monde contemporain. Bien entendu, la stratégie d’al-Quaïda et la situation du Moyen-Orient sont au cœur de son essai.
Si la tentative d’al-Quaïda, après le 11-Septembre, d’enrôler l’ensemble du monde islamique dans une guerre sainte contre l’Occident semble définitivement compromise, plusieurs hypothèses restent plausibles, selon les rapports de force qui s’instaureront dans le monde arabo-musulman : une alliance entre les radicaux d’al-Quaïda et l’Iran chiite, que préfigure le rapprochement du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais surmontant les préjugés religieux, ou au contraire une reprise en main par les milieux conservateurs sunnites des bailleurs de fonds du Golfe, sans exclure l’hypothèse d’une évolution turque de l’islamisme ?
La stratégie des États-Unis et celle de l’Union européenne seront aussi décisives dans cette évolution. Empruntant son titre à une phrase d’Héraclite, Alexandre Adler insiste sur le caractère incertain de la conjoncture présente, qui peut voir se réaliser l’un ou l’autre de ces scénarios. »

Berlin 1989Berlin 9 novembre 1989 : la chute (2009)

« 20 ans après la chute du Mur, le spécialiste des relations internationales Alexandre Adler nous révèle les raisons souterraines de l’effondrement du monde soviétique

Il y a vingt ans, le mur de Berlin tombait et notre monde, partagé depuis un demi-siècle entre un Est et un Ouest irréconciliables, basculait.
Nul n’aurait cru possible ce qui s’est passé en ce 9 novembre 1989 où le Mur, symbole de la guerre froide, s’est effondré sans faire la moindre victime. Et pourtant, cette étrange révolution trouve ses origines dans le début de la guerre froide. Déjà en 1952, Staline, inspiré par le chef des services de renseignements soviétiques Beria, adresse une note au chancelier Adenauer lui proposant de négocier une réunification de l’Allemagne. Ce plan vise essentiellement à normaliser les rapports avec le bloc ouest pour renforcer la domination de l’empire à l’Est. Dans les années 1980, quand l’Union soviétique commence à montrer ses premiers signes de faiblesse, Andropov, le nouveau secrétaire général du PCUS et ancien président du KGB, reconsidère ce très secret «plan Beria» afin de sauver l’empire soviétique.
Mais, au milieu de l’exécution de ce plan de «redressement impérial», les dirigeants soviétiques sont dépassés par leur propre complot, submergés par les forces qu’ils ont eux-mêmes activées, jusqu’à l’accélération brutale due notamment à la crise économique généralisée qui provoque la brèche de novembre 1989. Le Mur tombé, l’onde de choc de Berlin-Est se propage, tout s’emballe et se défait jusqu’en août 1991, où le bloc soviétique tout entier éclate, et où le monde change à jamais… »

Ressources Internet :

Podcasts de « Le Monde selon Adler », diffusés sur Europe1.fr

Alexandre Adler : archives de l’INA

Alexandre Adler sur la Fnac.com

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s